Hammam à Oujda

La parcelle du projet se situe en proue d’un îlot, à l’intersection entre la Route Bouknadel (large de 20m) et deux rues secondaires (larges de 10m). Elle est composée du Hammam existant et de deux parcelles d’habitations dont une non construite.

Afin d’intégrer ce projet dans le quartier, il été opté pour des teintes en accord avec le bâti existant dans un esprit de continuité d’une variation de beige terre et de gris pierre. Le hammam devant répondre à des exigences de discrétion, il est donc apparu opportun de travailler sur le thème du moucharabieh et du claustra, qui permettent de voir depuis l’intérieur, mais de suggérer ce qui se passe à l’intérieur tout en préservant l’intimité des usagers.

L’histoire du projet s’ancre dans l’expérimentation du rituel du bain à travers la relation avec la pierre naturelle. L’édifice sera composé d’un empilement de briques de pierres naturelles horizontales ponctuées par des ouvertures horizontales serties sur deux lits de pierre. L’alternance entre ces modules horizontaux de pierre et de verre composera la totalité de la façade. L’effet produit de jour sera celui d’une pierre ornée d’ombres et de verre. De nuit, le bâtiment paraîtra comme une lanterne traditionnelle abstraite éclairée depuis l’intérieur. Le sous-bassement sera traité en pierre grise et le volume supérieur surélevé en parallélépipède puissant et monolithique en pierre beige.

Le complexe est composé d’un Hammam en RDC, de douches au R+1, et d’une salle de sports en R+2. De l’intérieur le bâtiment est strictement scindé en deux parties égales : à gauche les hommes et à droite les femmes. La séparation se situe dès l’accueil du bâtiment, chaque partie disposant de ses propres circulations verticales, un escalier et un ascenseur, à l’exception de l’escalier de service commun, et qui permet aussi d’évacuer le bâtiment en cas d’incendie en respectant la réglementation en vigueur.

Le hammam commence par un vestiaire abritant des casiers et des bancs, une borne d’accueil dédiée, des sas d’isolement pour préserver des courants d’air, un bloc sanitaire, un local d’entretien, et 3 grandes salles voutées (tiède, chaude et très chaude). L’aspect architectural est orné d’un carrelage en pierre grise et ponctué d’éclairages horizontaux naturels en hauteur et des éclairages horizontaux artificiels indirects sur la partie basse. L’effet recherché est celui d’un mur ajouré, alternant pleins et vides. Le SPA de la même manière commence par un accueil central, menant vers une zone de vestiaires, puis un grand espace de cabines de douches, des espaces de gommage, de vapeur, un bloc sanitaire et un local d’entretien.

Afin de donner le maximum de lumière par la façade tout en évitant les vis-à-vis, la création d’une circulation périphérique libère la façade de parties aveugles.

Le revêtement intérieur sera en carrelage beige et rappellera le volume extérieur, l’effet recherché étant celui d’une résille de pierres ajourées dans les circulations. Ces ouvertures alterneront différents types de vitres blanches, tantôt opalescentes tantôt transparentes afin de créer un effet de vitrail.

Située au dernier niveau, la salle de sports consiste en un grand espace aménagé d’équipements sportifs. Son traitement architectural sera similaire à celui de l’espace SPA. Il bénéficiera cependant d’une verrière zénithale permettant un rapport au ciel et un apport de lumière naturelle plus important, sans altérer l’unicité de la façade.

 

 



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